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vendredi 12 janvier 2018

TUTO MSSanté : comment retrouver un Firefox rapide


Vous avez installé MSSanté dans votre PC et Firefox met un temps fou à démarrer ? C'est dû au fait qu'il lise la carte de professionnel de santé (CPS) à chaque lancement. Ici, j'avais l'impression qu'il était installé sur une vieille disquette.

J'ai donc décidé d'empêcher la lecture de la CPS par Firefox. Soit je me connecterai à MSSanté avec un login et un mot de passe, soit je ne m'y connecterai pas. Maintenant que l'adresse est créée, j'ai préservé mes 490 € de prime télétransmission.  :sif1:

Comment faire pour redonner toute sa vigueur à Firefox ? C'est simple. Commencez par cliquer sur les trois barres en haut à droite :


Ensuite, cliquez ici :


Ensuite, il ne reste qu'à éteindre et redémarrer Firefox. Ne supprimez pas l'extension CPS si vous pensez en avoir à nouveau besoin un jour.

Voilà !

vendredi 24 février 2017

TUTO : comment ventiler les cotisations d'URSSAF ?



Payer l'URSSAF, c'est douloureux. Nous pouvons nous consoler en pensant au fait qu'une partie des cotisations sert à rembourser nos patients. Mais il y a un deuxième effet Kiss Cool au moment où nous établissons la déclaration 2035 : tout l'URSSAF ne va pas dans la case "charges sociales obligatoires" ! Sinon, ce serait trop simple. La CARPIMKO, c'est très cher aussi, on la paie pour pas grand-chose, mais au moins, toutes les sommes payées restent bien sagement là où nous les avons notées dans l'année.

Pendant l'année, vous avez noté vos prélèvements URSSAF dans "charges sociales personnelles" ou dans "URSSAF". La ventilation des cotisations dans les divers postes comptables peut s'effectuer en effectuant une "opération diverse" le 31 décembre. Certaines AGA nous permettent de ventiler directement sur leur site. Le principe reste le même.

Pour que les choses soient claires, prenons un exemple concret : au hasard... le mien, en 2016. Il faut d'abord remettre la main sur la notification de cotisations 2016, reçue en décembre 2015. Au verso, il y a ceci (vous pouvez cliquer pour agrandir) : 


En novembre 2016, vous avez aussi dû recevoir une notification de la régularisation de vos cotisations 2015. La mienne affichait ceci au verso :


En outre, j'ai payé 72 € puis 5 € de cotisation à l'assurance maladie. Jusqu'à l'an dernier, nous recevions des avis séparés pour ça. A partir de 2017, tout est sur le même avis et tout l'URSSAF est prélevé ensemble.

Récapitulons et ventilons, à présent. En 2016, j'ai payé :

  • pour l'assurance maladie : 72 + 5 = 77 €, à laisser dans le poste comptable "charges sociales obligatoires", ou "URSSAF" si vous avez cet intitulé dans votre plan comptable ;
  • pour les allocations familiales : 1438 + 5 = 1443 €, à laisser aussi dans le poste comptable "charges sociales obligatoires" ;
  • pour la formation professionnelle : 95 €, à déplacer dans "autres impôts"
  • pour les URPS (ça, ça m'énerve, mais là n'est pas la question) : 66 + 5 = 71 €, à déplacer dans  "cotisation professionnelles et syndicales"
  • pour la CSG-CRDS : 5843 + 182 = 6025 €, mais on ne peut même pas la déduire en entier ! Regardez les petites lignes en bas des avis, qui me disent que je ne peux déduire que 3725 + 116 = 3841 €. Il faut donc retirer les 6025 € du poste "charges sociales personnelles", mettre 3841 dans le poste "CSG déductible" et mettre ce qui est complètement perdu, soit 2184 €, dans "prélèvement personnel". La CSG non déductible, c'est comme l'impôt sur le revenu : c'est cadeau.
Au total, j'obtiens une opération diverse qui ressemble à ceci, dans Orthomax (attention, en comptabilité les débits et les crédits fonctionnent à l'envers de ce qui pourrait paraître évident) : 



Après cette écriture du 31 décembre, il ne reste que les allocations familiales et l'assurance maladie dans mes cotisations URSSAF.

lundi 9 janvier 2017

Evolution de nos charges sociales depuis 2012




Suite à une question sur le groupe Facebook des Clés de la Réussite, il m'a paru intéressant d'étudier l'évolution de nos charges sociales depuis la dernière revalorisation de l'AMO, qui fut la bonne surprise du début de l'année 2012. Pour mémoire, nos représentants avaient alors obtenu +4 % sans limitation de la liberté d'installation. J'en avais parlé ici. Il y avait aussi eu quelques modifications de la nomenclature. Enfin, ceux qui exerçaient dans les déserts orthophoniques pouvaient signer un contrat qui leur a permis de ne plus payer d'allocations familiales pendant 5 ans : 3 à l'origine, prolongés de 2 ans en 2016.

Durant ces 5 dernières années, la CARPIMKO a beaucoup fait parler d'elle, réforme après réforme. Les cotisations au régime de base et au régime complémentaire ont fortement augmenté. Je m'en suis souvent fait l'écho ici, sur le forum Orthogestion et sur le groupe Facebook des Clés de la Réussite. En revanche, la baisse de l'URSSAF est passée relativement inaperçue dans nos réseaux sociaux professionnels. Au total, bien des gens ont l'impression de payer de plus en plus de charges sociales. Mais il vaut toujours mieux des chiffres têtus qu'une impression, donc j'ai vérifié.

J'ai considéré deux cas de figure : un orthophoniste ayant des revenus stabilisés à 30000 € par an (c'est le cas de beaucoup d'orthophonistes) et un autre à 60 000 €. Voici les chiffres :

Pour celui qui gagne 30 000 € par an : 


Et maintenant pour celui qui gagne 60 000 € :

Explicitons d'abord trois points de détail :
  • La CSG change, alors que le taux est stable : c'est dû au fait qu'elle incorpore les charges sociales dans son assiette (c'est un scandale, d'ailleurs). Donc malgré un revenu stable, si les charges sociales changent, la CSG évolue aussi. 
  • Les deux tranches du régime de base de la CARPIMKO ont beaucoup évolué en 5 ans, donc la formule de calcul n'est plus la même. J'en ai tenu compte dans mon tableur.
  •  Les montants 2017 de l'ASV et du régime complémentaire de la CARPIMKO proviennent du site de la caisse mais ils me semblent sujets à caution, parce que ce sont les mêmes que ceux de 2016, comme si elle n'avait mis son site à jour que pour le régime de base. Quoi qu'il en soit, si ça change en 2017, ce sera forcément en pire, comme c'est le cas tous les ans.
 Au total, que pouvons-nous retenir de cette avalanche de chiffres ?
  •  Il y a eu des perdants et des gagnants dans cette période de 5 ans. La baisse de l'URSSAF, due au pacte de responsabilité de M. Hollande, a largement compensé la hausse de la CARPIMKO : -407 € au total. Mais tout le monde n'y a pas eu droit, comme toujours : depuis des années, toutes les baisses de charges et d'impôts laissent la classe moyenne-supérieure sur le carreau. Celui qui travaille suffisamment pour gagner 60000 € a vu ses charges augmenter de 2109 €, lui. Il a donc été clairement ciblé, d'autant qu'il a aussi subi des hausses d'impôt sur le revenu, voire des baisses de prestations familiales. Il avait pris +4% en 2012 mais on les lui a repris ensuite en impôts et en charges, sans parler de l'inflation.
  • Puisqu'il y a nettement plus d'orthophonistes qui gagnent 30 000 € que 60000 €, la plupart d'entre nous figure parmi les gagnants. Ca, c'est une très bonne nouvelle.
  • Nous sommes très solidaires avec nos concitoyens : nous payons autour de 30% de charges, avant même d'être taxés au titre de l'impôt sur le revenu et des impôts locaux. Evidemment, nous pouvons toujours espérer bénéficier nous-mêmes de prestations sociales issues de ces cotisations. Soyons optimistes. Le système français cherche à nous vendre ses taux de taxation qu'on ne voit quasiment nulle part ailleurs en nous faisant miroiter des prestations de haut niveau.
  • En 2012, il était plus rentable de travailler qu'à présent : les taux globaux de charges sociales tendent à s'harmoniser entre revenus moyens et gros revenus.
  • Au total, nous payons beaucoup moins de charges sociales que les travailleurs indépendants non conventionnés et que les salariés (si l'on additionne leurs cotisations patronales et salariales, voir ici). Nous ne payons presque pas de cotisation à l'assurance maladie sur nos revenus conventionnés. Nous ne payons pas non plus d'assurance-chômage. Nous sommes donc un peu privilégiés sur ce plan : à nous de compléter notre protection sociale si l'envie nous en prend... et si les autres taxes nous laissent encore respirer.

mardi 13 décembre 2016

CARPIMKO : 1990-2015, 25 années de démesure





Cet article est une mise à jour de celui-ci.

En 1990, la cotisation CARPIMKO était forfaitaire. Elle s'élevait à 15 888 francs pour tout le monde, soit 3 592 € actuels, inflation comprise (source : INSEE). Au lieu de cela, voici ce qu'on a payé l'an dernier (calculs effectués par l'application CARPIMKO pour iPhone, iPad et Android):

  • pour un bénéfice de 30 000 € : 5 465 €
  • pour un bénéfice de 50 000 € : 7 133 €

En 25 ans, la CARPIMKO a donc pu augmenter sa cotisation de 52% pour l'un, 99% pour l'autre, en euros constants, sans que cela soulève la moindre polémique ! Si nos lettres-clés avaient augmenté de 52 %, on pourrait comprendre, mais elles n'ont cessé de perdre de leur valeur, en euros constants (environ un tiers depuis 1983, voir mon billet du 1/08/2008).

Il faut espérer que cette dérive cesse, mais rien ne permet d’en être sûr. Par définition, cette Caisse Autonome (le C et le A de CARPIMKO) n’est pas indépendante, donc elle n’a pas les mains libres, ce qui relativise l’élection de ses administrateurs. Par exemple, c’est l’Etat qui fixera à l’avenir par décret les cotisations et les prestations du régime des praticiens conventionnés. La CARPIMKO affirmait elle-même dans son bulletin de mars 2007 qu’elle n’apporterait qu’un « appui technique » : elle avouait son impuissance. D’autre part, ses cotisations sont obligatoires, donc elle ne court aucun risque de voir ses adhérents partir à la concurrence, comme elle l'a encore rappelé dans son bulletin de décembre 2016. Elle puise autant qu’elle veut dans nos bénéfices. Et comme on le voit, elle ne s'en prive pas. Plus que jamais, la cotisation CARPIMKO est une bonne action envers nos aînés, et non une réelle assurance retraite pour nous-mêmes. Soyons fiers de notre générosité envers ceux qui ont payé 15 888 F en 1990.

jeudi 1 septembre 2016

L'investissement paresseux - Partie 3 : exemple concret



Les parties précédentes de cette série sur la gestion passive se trouvent ici (le pourquoi) et ici (le comment). Il manquait encore un aspect concret dans mes explications. Suite à une demande qui m'a été faite sur le groupe Facebook des Clés de la Réussite, je vais maintenant détailler la manière de procéder aux achats de trackers en quelques captures d'écran, pour que vous voyiez comment cela se passe et à quel point c'est facile. Je ne déraillerai pas l'achat d'obligations : comme je l'ai écrit dans l'article précédent, les fonds en euros des assurances vie restent la meilleure option actuelle pour cette poche relativement sécurisée. Si vous avez une assurance vie ou un contrat Madelin, vous possédez probablement déjà des fonds en euros et vous savez comment faire.

Focalisons-nous donc sur les trackers actions. Vous avez choisi de faire simple en investissant sur un seul fonds à bas coût indexé sur l'indice mondial, ou vous avez constitué une liste sympathique de quelques trackers (voir le post précédent) ? Quelle que soit votre option, il faut commencer par ouvrir un compte-titres ordinaire, un plan d'épargne en actions (PEA) ou une assurance vie où vous logerez vos investissements. Comme je l'ai expliqué, la meilleure solution pour les actions est actuellement le PEA : moins de frais qu'en assurance vie, moins d'impôts que le compte-titres, tout en ayant la possibilité d'investir hors d'Europe grâce aux trackers.

Il y a 15 ans, j'ai commencé par ouvrir un PEA dans ma banque principale, la Caisse d'Epargne, juste pour prendre date. Il subissait d'importants frais d'entrée et droits de garde. Quand j'ai commencé à m'intéresser réellement aux actions après la crise de 2008, je l'ai transféré chez Fortuneo, un courtier en ligne qui appartient au Crédit Mutuel Arkéa. Vous trouverez ici la page permettant d'ouvrir ou de transférer un PEA chez eux, c'est très simple (et ici celle de Boursorama). Ils m'ont même remboursé les frais de transfert que la Caisse d'Epargne n'a pas manqué de prélever avant de me laisser partir.

Prenons un exemple simple : votre PEA est maintenant ouvert chez Fortuneo, vous y avez apporté 2000 € et vous avez décidé de les mettre sur un tracker de chez Amundi qui suit l'indice MSCI World. Entrez son nom dans la recherche du haut de la page : "Amundi ETF MSCI World UCTIS". Vous pouvez aussi le chercher par son code Mnémo (une sorte d'abréviation) "CW8" ou encore son code ISIN (une sorte de matricule) "FR0010756098". Vous arriverez sur cette page (vous pouvez agrandir toutes les captures en cliquant dessus) :


Vous y trouvez le cours actuel du tracker : 215,66 €. Avec vos 2000 €, vous pouvez donc acheter 9 titres. De nombreuses autres informations vous sont données sur cet écran. Dans sa partie basse, vous trouverez notamment les frais de gestion pris par la société Amundi : 0,38% par an. On se situe bien en-deçà des frais habituels des SICAV, mais on peut faire encore mieux avec d'autres trackers. Vous vérifierez aussi que le tracker est bien éligible au PEA.



Pour vous renseigner davantage avant d'acheter, vous pouvez cliquer sur "DICI" (document d'information clé pour l'investisseur), juste au-dessus du graphique du cours. C'est une sage précaution avant tout achat.

Vous êtes prêt ? Alors cliquez sur "+ Achat", la case verte en haut à droite. Vous arrivez alors sur cet écran : 



Tapez "9" dans quantité, puisque vous avez décidé d'en prendre 9. Il faut ensuite choisir le type d'ordre que l'on souhaite passer. Le plus simple est un ordre "au marché", c'est-à-dire au cours du moment où se fait la transaction. Mais on peut aussi placer un ordre "limité" (voir cette explication claire d'Edouard Petit). Ensuite il suffit de cocher la case "Je reconnais avoir consulté le DICI", puis de cliquer sur "+ Acheter" et de confirmer. C'est tout ! Vous recevrez un email de confirmation dès que la transaction aura été effectuée. Puis vous retrouverez vos 9 titres dans la liste des fonds du PEA sur cet écran : 


Les petits + et - permettent d'acheter davantage de parts du même titre ou d'en vendre.

Surtout, résistez à l'envie de surveiller ensuite les cours tous les jours : ce serait le meilleur moyen de vous stresser ou de vous rendre trop euphorique. Dans le cadre de la gestion passive, on vient voir de temps en temps seulement et on évite de trop écouter les informations financières. Paresseux un jour, paresseux toujours ! La vie financière est une chose, mais la vie tout court doit rester notre objectif. C'est encore un avantage de la gestion passive.

Si vous souhaitez aller plus loin, vous trouverez sur le blog d'Edouard Petit (notamment) et sur le forum des investisseurs heureux des informations en français sur les différents types de trackers, sur la gestion smart-beta, sur les bienfaits de l'investissement programmé sur une longue période, etc.

Avertissement d'usage : comme tout ce qui figure sur ce blog, cette série d'articles ne reflète que mes choix de paramédical (donc non professionnel de la finance) qui tente de se constituer une protection ; vous seul êtes responsable de vos choix.