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mardi 10 mars 2009

Comment trouver le bon conseil ?




J'ai expliqué hier en quoi notre système de retraite ressemblait à une pyramide de Ponzi. Ce raisonnement est d'ailleurs valable pour tout le système français de retraite par répartition. Comme je le disais dans les commentaires, je ne vois aucune raison permettant d'espérer sortir de cette pyramide :

  • Il faudrait que l'ensemble du pays souhaite sortir de la répartition, et pas seulement nous.
  • Il n'y a aucune volonté politique dans ce sens en France, même à droite. D'ailleurs, je doute qu'une majorité de gens soient pour la retraite par capitalisation.
  • Chaque crise ramène chez les Français la peur de du risque lié à l'initiative individuelle. La quiétude n'existe que sous le parapluie d'un système géré par l'Etat, très infantilisant. Tout ceci ne perdure que grâce à la dette, mais qui se soucie de la dette ?
Il nous appartient donc de réagir, en sachant que l'argent versé à la CARPIMKO risque d'être (au moins en partie) perdu comme celui des victimes de Madoff. Heureusement, le système français n'est pas entièrement soviétique ; juste un peu ;-) Nous sommes juste l'un des pays occidentaux les moins responsabilisants. Je suis sûr que vous connaissez au moins un(e) collègue qui pense que la CARPIMKO et éventuellement une assurance-vie lui suffiront dans 30 ans, sans même avoir calculé où cela le (ou la) mènenait, avec ou sans faillite de la CARPIMKO.

A la base, un paramédical n'est pas un expert en finances. Il peut éventuellement avoir des idées d'investissement, sans voir comment les concrétiser. Beaucoup de collègues pensent que les solutions qui sortent de l'assurance-vie ne sont pas pour eux. Ils n'ont ni le temps ni l'envie de s'occuper concrètement d'un bien immobilier. Et ils pensent que les conseillers en gestion de patrimoine chercheraient forcément à leur vendre des placements inadaptés à leur situation, juste pour respecter leurs objectifs de vente.

Il y a de quoi être agacé par les incessantes demandes de rendez-vous des conseillers en gestion de patrimoine qui travaillent dans des sociétés comme IFB-Akerys ou Réside Etudes. Quand on les reçoit, on sent un discours bien rôdé, qui ne cherche qu'à nous amener à la conclusion qui les intéresse. Avant de les recevoir, il suffit d'aller sur l'internet pour apprendre ce qu'ils vendrent principalement. IFB, par exemple, fait partie du groupe Akerys, un des principaux promoteurs immobiliers français. Leur conseiller cherchera donc probablement à vendre un appartement en loi Borloo, Robien ou Scellier ; éventuellement, pour les gros revenus, un appartement dans un département d'outre mer, en loi Girardin. Mais puisque le client sait à l'avance ce qu'on lui proposera, il ne peut pas être sûr que cette solution lui convienne. S'ajoutent à cela les soupçons de collusion entre IFB et l'association de consommateurs EDC censée contrôler les placements, mais dont les dirigeants sont très proches de ceux d'IFB (source : Mieux Vivre Votre Argent). Enfin, ces conseillers n'ont pas accès à tout l'éventail des placements, mais uniquement à ceux qui sont proposés par leur groupe.

Il existe pourtant un moyen de sortir de l'impasse qui consiste à ne rien mettre en place, par manque d'intérêt ou par méfiance envers les conseillers émanant de grands groupes. Cette solution existe, je l'ai rencontrée et testée pour vous ;-) Ce sont les conseillers en gestion de patrimoine INDEPENDANTS. Ce sont des professionnels libéraux, comme nous. Ils sont libres de proposer ce que bon leur semble, contrairement à ceux qui nous harcèlent au téléphone. Ils ont un éventail de placements extrêmement large à proposer, tout comme un médecin peut proposer tout ce que contient le Vidal. On n'imagine pas un praticien qui ne prescrirait que des médicaments fabriqués par Sanofi-Aventis, par exemple.

L'image médicale ne s'arrête pas là : un conseiller indépendant va analyser l'ensemble de votre situation patrimoniale, vous demander vos objectifs (ex : pouvoir payer les futures études des enfants, avoir une retraite), puis compiler l'ensemble des données et établir un diagnostic de vos besoins. Il proposera ensuite l'équivalent d'un traitement, consistant en une ou plusieurs choses à effectuer pour faire progresser votre patrimoine. S'il s'agit d'un placement, il s'occupera de tout, y compris d'éventuelles démarches bancaires.

Il n'est pas évident d'appeler un CGP indépendant, au hasard, en prenant les pages jaunes. La meilleure solution est le bouche-à-oreille. C'est d'ailleurs uniquement de cette manière qu'ils peuvent étendre (ou perdre) leur clientèle. Si vous voulez pousser plus loin la réflexion, j'ai mis les liens des deux conseillers qui ont ma confiance, à droite de cet article. A vous de juger, ensuite...

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Bonjour,

merci pour ces conseils avisés. J'aurais aimé avoir le lien des deux CGPI en lesquels vous avez confiance. J'ai eu beau regarder "à droite de cet article", je n'ai pas trouvé leur adresse. Pourriez-vous me les transmettre?
MS

Guillaume a dit…

Oui, c'est faisable. Vous pouvez m'envoyer un message privé sur Orthogestion, pour me donner votre adresse email, si vous le souhaitez.