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vendredi 26 mars 2010

Nouveau simulateur de CARPIMKO




Depuis le temps que je devais le faire, c'est enfin chose faite : j'ai modifié mon simulateur de CARPIMKO.

Le 24 septembre 2008, j'avais mis en ligne un premier simulateur, pour savoir combien on payait sur une carrière et quelle retraite cela donnait. Comme aujourd'hui, j'avais coupé les 40 ans de cotisation en 8 périodes de 5 ans, permettant de moduler les revenus taxés. Vous pouvez y mettre des chiffres plus proches de votre réalité. Et comme aujourd'hui, j'avais exclus la cotisation au régime invalidité-décès (654 € cette année), qui n'a rien à voir avec la retraite.

La principale modification concerne évidemment le régime des praticiens conventionnés, qui a subi un tsunami à la fin de 2008. Je vous rappelle que ce seul régime a vu son rendement divisé par 6 (!). J'ai mis dans mon tableau les cotisations et les prestations que nous aurons à la fin de la période transitoire, avec l'installation d'une énième cotisation, basée sur le bénéfice.

Mon fichier présente deux inconvénients dont je suis conscient :
  • Il ne tient pas compte du fait que les points accumulés avant la réforme valent plus que les nouveaux points. Il est donc plus proche de la réalité pour les débutants, que pour les quincagénaires.
  • Le régime de base comporte deux tranches, que j'ai incluses. Mais la seconde tranche ne commence qu'à partir de 29 427 € de bénéfice. Si vous gagnez moins, il faut supprimer la seconde tranche de la formule. L'idéal serait d'inclure du code VBA dans le tableau, ce que je ne sais pas faire.
Vous trouverez le nouveau simulateur ici :
http://www.megaupload.com/?d=3X90MO85

ou

http://rapidshare.com/files/368398583/retraite2010.xls.html


Deux points forts ressortent de ce nouveau simulateur :
  1. Le rendement de la CARPIMKO a pris un sérieux coup à la fin de 2008. En imaginant une carrière qui commence à 30 000 € de bénéfice et se termine à 50 000 €, le pauvre retraité aura cotisé 184 100 € (au lieu de 168 982 € avant la réforme), pour toucher une pension de 1637 € par mois (au lieu de 1878).
  2. Plus dure est la chute : à présent, le retraité passe à 65 ans de 50 000 € par an à 19 645 €.
Plus que jamais, il faut travailler suffisamment pour être en mesure d'épargner au maximum. Je ne dis pas qu'il faut vivre comme un moine, mais qu'il faut relire la Cigale et la Fourmi ; et surtout éviter de faire l'autruche.

vendredi 19 mars 2010

Etre actionnaire par gros temps




Je vous recommande chaudement de lire la lettre aux investisseurs d'Amiral Gestion, qui parle de manière simple de choses compliquées. Je la lis régulièrement. Elle vient même de recevoir le feu vert de nos amis volatiles, fidèles lecteurs du présent blog (qu'ils en soient remerciés). C'est un gage de qualité, non ?

Ce mois-ci, la lettre explique qu'il faut se montrer pessimiste pour les économies occidentales, mais que ce n'est pas une raison pour ne pas acheter d'actions. L'auteur donne même des pistes concrètes. Ne vous enfuyez pas : c'est réellement facile à lire.

Voici le lien pour trouver toutes les lettres d'Amiral Gestion depuis 2002, y compris la dernière :

http://www.amiralgestion.fr/Presentation/LettreInvestisseur.php

mercredi 17 mars 2010

FCPI et FIP : attention aux frais




Je vous ai déjà parlé des FCPI (fonds communs de placement dans l'innovation) et des FIP (fonds d'investissement de proximité), qui sont entre autres des niches fiscales. Je reçois souvent des publicités qui m'incitent à en acheter des parts. Ils permettent de réduire l'impôt sur le revenu et l'impôt sur la fortune (pour les bienheureux qui le paient). Pour plus de détails sur ces dispositifs a priori attirants, vous pouvez relire mon article du 4/12/2008.

Les Echos ont publié récemment les résultats d'un rapport de l'inspection générale des finances, qui incite à se montrer extrêmement circonspect : l'avantage fiscal serait largement avalé par les frais en tout genre que supportent ces placements.

Comme souvent en défiscalisation, une fois que le client est ferré, il est trop tard. Alors autant savoir avant où on met les pieds. Le but de l'Etat, en vous octroyant des avantages fiscaux, est de vous faire placer votre argent dans des domaines que vous auriez jugés trop risqués sans cela. L'idée est la même avec le dispositif Scellier dans l'immobilier, par exemple : il a été mis en place pour faire revenir les épargnants vers les constructions neuves, au moment où cette filière s'effondrait. Mais rappelons que la défiscalisation ne doit jamais être une fin en soi. C'est une cerise sur le gâteau, qui vient parfois couronner un placement réussi. Si vous perdez l'avantage fiscal en cours de route, vous vous retrouvez juste avec un placement à risque.

Les FCPI et les FIP peuvent-ils être des placements réussis ? En tant que pur Normand, je ne peux répondre que "peut-être", après avoir lu l'article des Echos :

Les fonds communs de placement innovation et les fonds d'investissement de proximité supportent en moyenne des frais égaux à 38% du montant de leur investissement initial révèle un rapport de l'Inspection générale des finances.

"Les produits défiscalisants sont vendus trop cher", constate un rapport de l'Inspection Générale des Finances (IGF) qui a été publié récemment. "Sur une durée de détention de huit ans, le montant total des frais prélevés représente en moyenne 38% de l'investissement initial". La mission a estimé le taux de frais annuel moyen (TFAM) pour un échantillon de 25 fonds dont la période de souscription s'est achevée après le 20 juin 2007 et ouvrant donc droit à la réduction d'ISF prévue par la loi TEPA.

Les frais condamnent la rentabilité

Plus les frais sont élevés, plus la rentabilité doit être élevée pour amortir ces frais. "Ainsi, sans l'avantage fiscal, pour offrir une rentabilité équivalente aux placements sans risque du type obligataire, ces produits devraient afficher un rendement au moins supérieur à 10%", souligne le rapport.
On s'explique ainsi beaucoup mieux pourquoi les FCPI qui sont arrivés à leur échéance n'ont pas délivré des performances plus intéressantes. Sur des durées de 8 à 10 ans, les FCPI dont on connaît le rendement ont servi des gains cumulés sur leur durée totale de 7% à 50%. L'impact des frais de gestion sur le capital de sortie conduit à minorer le rendement. Le rapport donne les exemples suivants :

- Pour un investissement de 10.000 euros, sur l'échantillon de 25 fonds, avec une hypothèse de rendement brut de 1,92% par an sur huit ans, le capital de sortie s'élèverait à 7.434 euros, soit une perte de 2.566 euros. Dans ce scénario, les cinq points de frais de gestion annuels ont ainsi pour conséquence une moins-value pour l'investisseur, car le rendement du fonds n'est pas suffisant pour rémunérer la gestion et dégager une plus-value. - Toujours pour un investissement de 10.000 euros dans un scénario avec un taux de croissance annuel moyen de l'actif de 8,45%, le capital de sortie s'élèverait à 12.387 euros, soit un rendement annuel moyen de 2,7% net des frais hors avantage fiscal.

Les niveaux des frais de distribution sont élevés et ne paraissent pas toujours justifiés. Les rétrocessions récurrentes sur frais de gestion sont importantes "alors que les prestations rendues postérieurement à l'acte de vente sont quasi-inexistantes pour ces produits".

Les holdings subissent aussi des frais prohibitifs

Les holdings anti-ISF seraient-ils mieux lotis ? Non. Le rapport de l'Inspection générale des finances (IGF) indique que des "frais cachés" peuvent exister.
"La transparence des frais prélevés par les holdings ISF PME demeure très insuffisante", note le rapport de l'IGF. Et de poursuivre : "Six holdings sur dix versent une rémunération récurrente au distributeur, en complément de la rémunération d'entrée. Il s'agit systématiquement d'une rétrocession d'une fraction de la commission de gestion récurrente destinée à rémunérer l'équipe de gestion. Elle oscille entre 1% et 1,50% du montant des investissements".

Les remèdes pour réduire les frais

Pour améliorer la régulation des frais de distribution des FCPI, FIP et holdings anti-ISF, plusieurs pistes sont envisageables. Le rapport cite notamment le fait d'imposer une obligation de déclaration auprès du régulateur des rétrocessions revenant à la distribution ou tout simplement interdire les rétrocessions sur frais de gestion en application des dispositions réglementaires transposant la directive MIF.

jeudi 11 mars 2010

La femme est un être prudent...




...mais c'est parce qu'elle n'est pas riche :

(NEWSManagers.com) - Les femmes et les hommes ont une approche très différente lorsqu'il s'agit d'investir sur les marchés. C'est le résultat d'une étude menée par Cortal Consors Allemagne publiée à l'occasion de la journée de la femme. Selon le courtier, les femmes prennent moins de risques que les hommes, et privilégient donc les obligations ou les fonds défensifs. Elles ne sont que 38 % à avoir des actions dans leur portefeuille, contre 50 % pour les hommes. En moyenne, les femmes réalisent donc de meilleurs performances que les hommes en cas de marchés baissiers, alors que les investisseurs masculins performent mieux lors de marchés haussiers.

L'étude cite néanmoins le Deutsches Instituts für Wirtschaftsforschung, qui souligne que les stratégies d'investissement divergentes ne sont pas obligatoirement liées au sexe de l'investisseur mais sont plutôt une résultante de réalités sociolo-économiques. Les hommes disposent en effet de davantage de moyens financiers que les femmes, et sont donc plus enclins à prendre des risques dans leurs placements.

mercredi 10 mars 2010

Dépenses de santé : +4,2%




La semaine dernière, la CNPS a publié les statistiques suivantes, émanant de la CNAM :

Les dépenses maladie du régime général de la Sécurité sociale ont augmenté de 4,2% au cours des douze derniers mois (février 2009-janvier 2010) par rapport aux douze mois précédents, selon la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam). Le rythme de progression était de +4,4% le mois dernier, selon le communiqué de la Cnam, après 4,1%, 4%, et 3,9% les trois mois précédents.

Les remboursements liés à la médecine libérale progressent de 4,0% en janvier 2010 comparé à janvier 2009. Sur les douze derniers mois, la progression est de 3,1%.Les remboursements de soins médicaux et dentaires diminuent légèrement en janvier 2010 (-1,5 %) du fait d'un contexte épidémique très fort au début de l'année 2009. La progression reste très soutenue pour les dépenses de soins infirmiers (+12,5% dont +7% d'évolution du nombre d'actes). C'est également le cas des dépenses pour frais de transports qui progressent de +7,9%.


Avec une telle augmentation et un objectif de dépenses à 3%, nos lettres-clés ne sont pas près d'augmenter (voir mon article du 2/02/09 pour comprendre pourquoi).

lundi 8 mars 2010

Barème kilométrique 2009


Mon association de gestion, l'AGPLA, m'a envoyé un email ce matin. Elle nous apprend que le barème kilométrique 2009, servant à calculer les frais de voiture, sera identique à celui de 2008.

Vous pouvez le retrouver ici :

mercredi 3 mars 2010

Simulateur de CET




Le fisc vient de mettre en ligne un simulateur de l'éphémère CET 2010, qui remplace la taxe professionnelle. Vous pouvez aller voir ici :


(merci Thomas pour l'info)

Attention, les chiffres sympathiques que sort le simulateur ne tiennent pas compte des taux de taxation de 2010, mais de ceux de l'an dernier. Espérons que les collectivités locales ne fassent pas exploser leurs taux de taxation cette année : on entend sans cesse que l'Etat leur confie des tâches sans les moyens afférents...