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lundi 16 décembre 2013

Le bureau de la FNO joue à "C'est pas moi, c'est les autres"






La nouvelle équipe du bureau de la FNO a produit ce matin un remake de l'excellent film dont vous contemplez l'affiche.

Comme vous le savez peut-être, l'UNAPL (Union NAtionale des Professions Libérales), dont la FNO est membre, s'est lancée récemment dans une campagne visant à faire cesser l’acharnement du gouvernement contre les professions libérales. Elle a d'ailleurs lancé un site avec une pétition à signer : http://www.professionsliberalesendanger.org/

On aurait pu penser qu'au moment où l'UNAPL était dirigée par un médecin, le Dr Chassang, la FNO se serait montrée particulièrement solidaire de cette action. En d'autres temps, elle aurait publié un communiqué de presse où elle aurait repris l'argumentaire de l'UNAPL. Après avoir rappelé sa représentativité, elle aurait conclu, comme à son habitude, en exigeant des choses.

Or, il n'en est rien. Voici ce qu'écrit la secrétaire générale de la FNO aujourd'hui :

"Campagne organisée par l’UNAPL “les professions libérales en danger”



Campagne organisée par l’UNAPL “les professions libérales en danger”
Par leur vote, les régions ont exprimé majoritairement leur volonté de voir la FNO participer à la campagne de l’UNAPL, intitulée “Professions libérales, les métiers de la vie en danger”.

Cette campagne se décline en plusieurs points que vous pourrez retrouver sur le site dédié: http://www.professionsliberalesendanger.org/ – une pétition à signer et à faire signer, – une présence sur les réseaux sociaux par une page Facebook et  une mass tweets à venir.
Vous trouverez toutes les informations en cliquant sur l’onglet “modalités de l’action” et en téléchargeant le “kit de protestation”.
La Fédération affichera cette campagne sur ses réseaux ( site, page FB et compte twitter) et nous vous tiendrons informés des actions à venir.
Cécile CORALLINI Sécrétaire générale de la FNO"


On ne peut pas faire moins enthousiaste ! Le bureau FNO laisse entendre qu'il a été contraint de relayer l'action de l'UNAPL par les syndicats régionaux. On pourra toujours penser que c'est une preuve de démocratie, mais pourquoi était-il contre ? Etait-ce une raison de fond ? La FNO ménagerait-elle le gouvernement ? Ou alors, y a-t-il un problème entre les orthophonistes et le reste des professions libérales ? Comme pour le 22/11/63, nous ne le saurons jamais.

Quoi qu'il en soit, la solidarité n'a pas l'air d'être l'alpha et l’oméga de la nouvelle équipe dirigeante de la FNO.  :-(

Mise à jour : Comme pour confirmer ce que je venais d'écrire, la FNO a publié à l'instant un communiqué sur le nouveau barème de la CFE (ex-taxe professionnelle) sans rappeler que l'UNAPL se démenait également sur ce dossier.

jeudi 21 novembre 2013

Pauvres de nous !



Le mois dernier, je vous disais que pour l'Assemblée des Communautés de France, nous étions riches. Apparemment, les choses se sont mal passées depuis, parce que pour la FNO, nous sommes pauvres. Elle vient de publier le communiqué de presse suivant :

"Projet de loi sur la retraite : La FNO exige le RETRAIT de l'ARTICLE 32 !

LE GOUVERNEMENT RESTE SOURD AUX DEMANDES LÉGITIMES DES ORTHOPHONISTES !


Après le rejet de l’ensemble du projet de loi par le Sénat, le texte sera réexaminé à l’Assemblée Nationale à partir du 19 novembre 2013.
La Fédération Nationale des Orthophonistes ne cesse d’attirer l’attention sur la rédaction de l’article 32, véritable mainmise du gouvernement sur la CNAVPL et les caisses de retraite qui la composent.
Le gouvernement justifie la raison de cet article sous couvert d’amélioration de la gestion de la caisse de retraite des professionnels libéraux et de service rendu aux affiliés. Or, ce modèle de gestion a déjà démontré ses limites dans d’autres systèmes de retraite.
La Fédération Nationale des Orthophonistes s’élève contre cet article qui a pour seul but inavouable de faire main basse sur les réserves des régimes complémentaires.
Ces réserves ont pourtant été constituées grâce aux efforts financiers des affiliés aux seules fins de préserver le niveau des pensions de tous les retraités de la CARPIMKO, d’en assurer le paiement pérenne tout en maintenant un niveau de cotisations acceptable.
La mise en application de l’article 32 entrainera le déséquilibre de notre régime complémentaire et conduira donc inéluctablement à la baisse des prestations et à l’augmentation des cotisations.
La Fédération Nationale des Orthophonistes, relayée par ses syndicaux régionaux et l’ensemble des professionnels, reste mobilisée et alerte l’ensemble des députés sur la rédaction de l’article 32 d’un projet de loi censé garantir « l’avenir et la justice du système de retraites ».
La Fédération Nationale des Orthophonistes compte sur leur conception plus juste de la notion d’équité et de solidarité, préservant ainsi les intérêts d’une majorité de professionnels dont les revenus ne permettent pas de construire des compléments de retraite hors du système par répartition.
"

Le gouvernement aurait donc une conception injuste de l'équité et de la solidarité. Voilà qui augure mal pour la réforme fiscale d'envergure qu'il nous annonce.

Si l'Etat vole les réserves du régime complémentaire de la CARPIMKO, les énormes augmentations de la cotisation forfaitaire que cette caisse nous a imposées profiteront à l'ensemble des retraités français. Ce sera une goutte d'eau dans un océan de déficits. A l'inverse, si l'article 32 est retiré, nos efforts serviront à prolonger le système actuel. Mais rien ne nous garantit qu'il survivra jusqu'à nos 70 ans. Quand on voit ce qui se passe sur le régime de base et le régime des praticiens conventionnés, il y a de quoi douter de la capacité de nos caisses autonomes à préparer nos vieux jours.

Plus que jamais, nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes. La FNO considère que nous sommes trop pauvres pour nous tourner vers la retraite par capitalisation. Mais si la CARPIMKO n'était pas déjà si étouffante, nous aurions des marges de manœuvre. D'autre part, en élevant notre temps de travail et en allant vers autre chose que les fonds en euros des assurances-vie qui ne rapportent plus, nous pouvons encore nous prémunir de l'impéritie d'un système qui se débat dans ses miasmes depuis des lustres (voir ici).

mardi 22 octobre 2013

Le DPC manque d'argent : préparez votre obole



Le DPC (développement professionnel continu) agite les esprits à l'heure actuelle, sur les réseaux sociaux professionnels. Bon nombre de paramédicaux découvrent actuellement l'existence de ce dispositif porté par Roselyne Bachelot et voté en 2010. Je l'avais évoqué dans les Clés de la Réussite et ici :

http://orthophonie-et-patrimoine.blogspot.fr/2010/05/la-fno-est-desabusee.html

Rappelons que ce système de formation remplace l'ancienne formation continue conventionnelle et qu'il est obligatoire. Concernant les sanctions, le décret dit ceci :

" Si cette obligation n'est pas satisfaite, le directeur général de l'agence régionale de santé demande à l'auxiliaire médical concerné les motifs du non-respect de cette obligation. Le directeur général apprécie, au vu des éléments de réponse communiqués, s'il y a lieu d'établir un rapport pour apprécier si la méconnaissance par l'auxiliaire médical de son obligation de développement professionnel continu est de nature à entraîner une insuffisance professionnelle rendant dangereux l'exercice de sa profession. Ce rapport motivé est établi par trois auxiliaires médicaux de la même profession que l'intéressé désignés comme experts, l'un par celui-ci, le deuxième par le directeur général de l'agence régionale de santé et le troisième par les deux premiers experts. Ce dernier est choisi parmi les enseignants de la profession. 
Le directeur général apprécie, au vu des conclusions de ce rapport, s'il y a lieu de saisir, conformément à l'article L. 1435-7, le représentant de l'Etat territorialement compétent de la situation de l'intéressé afin de mettre en œuvre les mesures de police administrative qui relèvent de sa compétence."

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000025062401&dateTexte=&categorieLien=id

 Le 11 octobre dernier, lors de la journée de rentrée du CNPS, une table ronde a été organisée pour effectuer un bilan d'étape. La première année du DPC s'achève. Vous trouverez la synthèse de ce débat ici :

http://www.cnps.fr/content/view/633/137/

Ce compte rendu nous apprend au moins deux éléments intéressants :

  • "74 291 professionnels ont déjà créé leur compte. Les 37 604 programmes réalisés ont bénéficié à 23 122 professionnels [...] En 2017, une majorité des professionnels de santé devraient avoir suivi un programme de DPC." Il semble donc déjà acquis et acté qu'une bonne partie des professionnels de santé prendra le risque de braver la loi sur le DPC de 2013 à 2017. Il est tout de même étonnant de constater que l'on admet l'idée que les gens n'appliquent pas la loi, quatre ans après sa mise en application et sept ans après son vote.
  • "Sur l’enveloppe budgétaire de 155 millions d'euros, 102,5 millions d'euros proviennent des industries pharmaceutiques. Une augmentation du budget est absolument nécessaire [et] les professionnels eux-mêmes seront amenés à participer au financement du DPC." Le procédé devient habituel et un peu lassant, à force : l'Etat crée une instance, il la rend obligatoire, puis il nous demande de nous l'offrir. Nous avons connu ça avec la CFP (voir ici) et plus récemment avec la cotisation aux URPS, comités Théodule que nous n'avions jamais demandés. Qui a vraiment compris et retenu l'utilité des URPS ?
Morale de l'histoire : préparons notre porte-monnaie, l'OGDPC va se servir, tout en tolérant que les gens ne se forment pas. L'objectif serait-il donc de faire vivre un business ?

jeudi 17 octobre 2013

Tableau AMO




J'ai mis à jour mon petit tableau AMO. Je l'avais fabriqué il y a quelques années. Il est surtout utile pour ceux qui facturent plusieurs séances à la fois et qui veulent donner vite fait une petite note au patient pour qu'il règle la semaine suivante.

J'y ai placé les cotations les plus courantes, mais vous pouvez insérer des colonnes et copier les formules.

Vous le trouverez ici :

https://mega.co.nz/#!lowjTLhY!MZsGAXBdu-fUhcnlmdHs_DJgr1xS_2LD_DeMm5APRk0


lundi 14 octobre 2013

Un peu de SEL ?




J'ai déjà évoqué les sociétés d'exercice libéral (SEL), ici et dans les Clés de la Réussite. Voici d'ailleurs un extrait des Clés :

"[...] la SEL paie elle-même son impôt : l’impôt sur les sociétés. Cela peut être intéressant pour ceux qui se trouvent dans la plus haute tranche d’imposition. Les associés, eux, sont imposés sur les dividendes que la société leur distribue. Ce système peut être très utile si les associés peuvent s’abstenir de prendre tous les bénéfices pour eux. Enfin, il peut être judicieux, sur le plan
patrimonial, de vendre un droit de présentation à la SEL, qui emprunte pour ce faire. Cela dégage une somme utilisable personnellement. Mais ce type de montage doit être effectué avec un expert en la matière, étant donné ses implications personnelles et professionnelles. La SEL reste très peu
utilisée par les orthophonistes, mais les conseillers en gestion de patrimoine commencent à nous en parler de plus en plus."


Rappelons que les professionnels libéraux, dont les paramédicaux, peuvent monter ce type de société soumise à l'impôt sur les sociétés, sortant ainsi du traditionnel BNC que nous connaissons bien. Les deux formes de SEL qui nous conviennent le mieux sont les SELARL, qui sont des sortes de SARL pour libéraux, et les SELURL qui reprennent ce principe avec un seul associé. Le succès de ces sociétés varie selon les professions. Par exemple, 80% pharmaciens, par exemple, utilisent ce statut pour acheter leurs fonds d'officines.

Après le tsunami qui a touché la fiscalité des dividendes cette année, il était utile de reprendre ce dossier et de vérifier l'utilité d'un passage en SEL. Je vous conseille donc la lecture de ce dossier de Luc Fialletout, d'Interfimo, trouvé grâce au site de l'UNAPL :

https://www.interfimo.fr/blog-pdf/261/indications-et-precautions-d-emploi-des-sel-et-spfpl.pdf

Vous y verrez qu'un mythe s'effondre, concernant l'avantage fiscal des SEL. La fiscalité des dividendes n'est plus ce qu'elle fut jusqu'à l'an dernier. Pour autant, il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain : certains montages de SEL restent judicieux. Le dossier rappelle l'intérêt de la chose et fournit 4 scénarios classiques d'utilisation de ce statut :

  • l’achat d’un actif incorporel coûteux pour s’installer (c'est rare chez les orthophonistes)
  • la transmission progressive d’un cabinet à un ou plusieurs associés, appelés à devenir des successeurs
  • le développement d’entreprises libérales propriétaires de lieux d’exercice multiples, avec par exemple plusieurs SEL croisant des participations
  • le refinancement, décrit dans les Clés. Attention aux frais et aux risques de requalification fiscale : le fisc déteste l'abus de droit. Quand il croit qu'une opération a pour seul but de payer moins d'impôts, il a des palpitations.
Le dossier compare ensuite les SCP (sociétés civiles) et les SEL. Puis il aborde la question des holdings.

12 pages claires, bien écrites.

vendredi 11 octobre 2013

Un guide gratuit sur les SCPI



J'ai souvent vanté ici les mérites des SCPI. L'immobilier locatif reste l'un des moyens favoris des Français pour se créer une retraite, alors que la bourse les fait fuir (krachs à répétition, actionnaire souvent décrit comme une sangsue par les grands médias, etc...). Mais la vie de propriétaire n'est pas une sinécure, entre les appels pour un robinet fichu, la taxe foncière qui devient démentielle et surtout les locataires qui ne paient pas.

Les SCPI mutualisent le risque et apportent la tranquillité au quotidien : des milliers d'associés  achètent ensemble des biens et en confient la gestion à une société. Les locaux sont généralement des bureaux ou des locaux commerciaux. Quand ce sont des logements, le rendement s'avère très faible et il s'agit généralement de SCPI défiscalisantes (lois Malraux ou Duflot). Le cadeau fiscal compense alors la faiblesse des dividendes encaissés.

Dans les années 2000, les SCPI ont suivi une pente ascendante stupéfiante, comme l'ensemble de l'immobilier : le prix des parts et les dividendes ne cessaient d'enfler. La crise des subprimes a bien évidemment brisé cet élan, mais 6 ans après, nous n'avons toujours pas assisté à l'effondrement que les habituels Cassandre nous prédisaient. Les SCPI font le dos rond.

Rappelons enfin que ce placement permet de bénéficier de l'effet de levier du crédit, pour autant que la banque comprenne de quoi il s'agit et donne son aval. Notez que généralement, elle comprend mieux si la SCPI est gérée par... elle-même ;-)

Enfin, il est possible de défiscaliser les dividendes en achetant des parts de SCPI dans le cadre d'une assurance-vie. Mais dans ce cas, l'achat à crédit est impossible..

Pour ceux qui seraient intéressés par ce placement tranquille (mais à surveiller de temps en temps comme tout placement), un guide gratuit vient d'être publié par Mieux Vivre Votre Argent :

http://votreargent.lexpress.fr/immobilier/gratuit-telechargez-l-annuaire-2012-des-scpi_268865.html?xtor=EPR-55-[MVVA_Patrimoine]-20131011--16828677@265610815-20131011101135

Si vous ne voulez pas donner vos coordonnées, rien ne vous interdit de mettre ce que vous voulez et d'utiliser Yopmail.

lundi 7 octobre 2013

CFE : haut les coeurs, nous sommes riches !



Je l'avoue, ce blog est rarement porteur de bonnes nouvelles. C'est assez logique : tout se délite autour de nous. Notre environnement économique et nos conditions de travail (notamment en ce qui concerne l'incivisme des patients) n'ont jamais été pires qu'aujourd'hui et rien n'annonce un éventuel retour au statu quo ante.

Mais aujourd'hui, il fait beau, il fait chaud, comme dit la chanson. Alors je fais un effort et je vous l'annonce tout de go : vous êtes riches, Mesdames et Messieurs !

C'est ce que proclame gaiement l'Assemblée des Communautés de France (AdCF) dans son analyse du projet de loi de finances de l'Etat pour 2014 :
http://www.adcf.org/finances-et-fiscalite/PLF-2014-zoom-sur-les-principales-dispositions-fiscales-et-financieres-1733.html

Je reproduis ici un extrait de cette page portant sur l'article 57 du budget 2014 qui traite d'une réforme de la CFE (ex-taxe professionnelle) que nous payons chaque 15 décembre :

"Le PLF propose un ajustement de la cotisation minimale de CFE qui répond partiellement aux attentes de l’AdCF. Afin de mieux prendre en compte la capacité contributive des contribuables et à défaut de retenir une assiette sur la valeur ajoutée comme les élus locaux l’avaient suggéré, le PLF introduit une distinction entre contribuables relevant des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) et ceux relevant du régime des bénéfices non commerciaux (BNC). Pour ces derniers en effet, les charges externes sont plus faibles ce qui leur permet de produire avec un même montant de chiffre d’affaires une valeur ajoutée 2,5 fois plus élevée. Cette possibilité d’introduire une distinction entre BIC et BNC sera laissée à l’arbitrage des collectivités (délibération), qui auront la possibilité de réduire de moitié pour les BIC les tranches de chiffre d’affaires du barème des BNC."

Autrement dit : par rapport à ce que nous encaissons, il nous reste trop pour nous, une fois que nous avons payé nos charges. Il est donc logique de nous taxer plus fortement qu'un commerçant, par exemple. Avouez que c'est flatteur ! De surcroît, c'est équitable et juste (2 adjectifs redondants très à la mode par les temps qui courent).

Etrangement, l'Union Nationale des Professions Libérales (UNAPL) semble insensible devant une telle marque d'admiration. Ingratitude suprême envers le gouvernement et l'AdCF qui nous flattent, elle nous dépeint comme des contribuables martyrisés :


"Après la tentative d’éviction des professionnels libéraux des mandats parlementaires lors du débat sur la loi de moralisation de la vie publique, après l’exclusion des employeurs libéraux de la concertation sur la réforme des retraites et de celle sur la formation professionnelle, après l’affichage d’une volonté d’étatiser leur régime de retraite, voilà que le gouvernement décide de discriminer fiscalement les professionnels libéraux. L’UNAPL trouve que cela fait beaucoup et s’interroge sur les raisons d’un tel acharnement qu’elle dénonce."


Au lieu de nous plaindre, retenons la date du 15 décembre 2014, qui nous verra payer notre Méga-CFE avec un sourire radieux. Soyons reconnaissants envers la nation et les collectivités locales qui admirent notre saine gestion et notre réussite. Après tout, qui aime bien taxe bien.

mercredi 2 octobre 2013

CARPIMKO : un hold-up pour la bonne cause




Actuellement, la FNO parle beaucoup de l'étatisation de notre retraite. Elle a par exemple co-signé le communiqué suivant :
http://www.fno.fr/wp-content/uploads/2013/09/communiqu-carpimko.pdf

Deux arguments principaux sont assénés contre la nouvelle loi qui permettrait à l'Etat de prendre le contrôle de nos caisses de retraite :

  • C'est une étatisation. A priori, c'est plus un argument politique qu'autre chose. Il est d'ailleurs étonnant de voir un syndicat appeler à manifester avec des confédérations d'extrême gauche (le 10/09), puis dénoncer une étatisation. Dans les faits, il faut tout de même se demander si l'Etat fera mieux que les administrateurs élus. Par nature, il a le souci de l'intérêt général, pas du nôtre en particulier.
  • C'est inéluctablement une manière pour l'Etat de mettre la main sur les réserves de notre régime complémentaire. Rappelons que la CARPIMKO n'a pas d'autonomie concernant le régime de base, ni le régime des praticiens conventionnés, mais que le régime complémentaire restait sa chasse gardée, jusqu'à présent. Elle ne se prive d'ailleurs pas pour faire exploser le montant de sa cotisation forfaitaire : +39% en 5 ans alors que l'AMO s'est contenté de +4% ! Etonnamment, personne n'en parle... Ce n'est jamais le sujet du moment.

Ce matin, une nouvelle vient confirmer les craintes des syndicats :
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/10/02/20002-20131002ARTFIG00266-siphonner-les-reserves-pour-financer8230-la-secu.php

La technique du siphonnage des fourmis pour renflouer les cigales est donc validée et entérinée. Nous savons maintenant où vont probablement passer nos +39%. Mais bon, comme disait le général de Gaulle, faisons fi des féodalités. En cette période du 3ème tiers et de la taxe foncière, pensons la France qui a besoin de nos sous et travaillons pour elle.

vendredi 20 septembre 2013

Quitter la sécu : une réunion d'information le 28/09/13



Pour ceux qui s'intéressent au Mouvement Pour la Liberté de la Protection sociale, je relaie ce communiqué :

Comment quitter la Sécurité sociale (URSSAF, RSI, CARMF, CARPIMKO etc.)

Réunion d'information ouverte aux professions libérales, aux travailleurs indépendants, aux salariés au Havre le samedi 28 septembre 2013 à 14 h Hôtel Novotel Bassin Vauban Quai Colbert Cours Lafayette (en face de la gare) avec le Dr Claude Reichman, président du MLPS, et le Dr Faraj Chemsi "Les pigeons de la Sécu" Contact et inscription : faraj.chemsi@orange.fr (participation aux frais d'organisation : 10 euros)


Ici, un article écrit par l'organisateur :
http://www.lecri.fr/2013/03/22/la-revolution-de-velours-francaise-est-en-cours-les-francais-quittent-en-masse-la-securite-sociale/39378


Il existe aussi un groupe Facebook des libérés de la sécu :
https://www.facebook.com/groups/lesliberesdelasecu/

Et pour faire bonne mesure, un article vent debout contre ce mouvement :
http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/sos-education-sauvegarde-retraite-102901

Voilà de quoi nourrir un peu votre réflexion...

lundi 16 septembre 2013

CARPIMKO : bienvenue à nos nouveaux amis



Lu dans l'Orthophoniste ce matin : l'an prochain, la cotisation au régime de base de la CARPIMKO va bien passer à 10,1% (pour la 1ère tranche des revenus) et 1,87% (2ème tranche). Pour mémoire, depuis des années c'était 8,6 et 1,6. La frontière entre les deux tranches se place à 31 477 € de bénéfice. L'article présente ces augmentations comme la conséquence de l'arrivée des auto-entrepreneurs parmi les cotisants à ce régime. Nos nouveaux amis ne cotisent pas beaucoup.

Mme François, la nouvelle présidente de la CARPIMKO, aurait souhaité charger davantage la seconde tranche, pour frapper en priorité ceux qui travaillent le plus et les métiers qui bénéficient de tarifs plus confortables. Mais la caisse "n'a pas été entendue". Dans l'article, je ne trouve aucune trace des velléités de départ de la CNAVPL, proposées par l'ancienne équipe comme mesure de rétorsion.

Après ce coup de bambou, nous aurons droit à une nouvelle réforme du régime de base. Advienne que pourra...

mardi 23 juillet 2013

CARPIMKO : tout comprendre sur l'augmentation



Vous avez sûrement remarqué sur votre cotisation CARPIMKO augmentait en 2013, à revenu constant. Le festival des hausses continue. J'avais déjà fait un point en 2008 sur l'évolution des cotisations depuis 1990 :

http://orthophonie-et-patrimoine.blogspot.fr/2008/08/dossier-retraite-4-la-comparaison-qui.html

Par la suite, le régime des praticiens conventionnés a explosé en vol : hausse vertigineuse de la cotisation et baisse non moins sidérante des droits engrangés. Ces dernières années, c'est le régime complémentaire qui a vu sa cotisation forfaitaire dérailler dans un silence assourdissant. Le régime de base se devait de rester dans cette course à la hausse. C'est chose faite. Mais on ne peut pas en blâmer directement la CARPIMKO, comme elle l'explique simplement dans ce PDF :

http://www.carpimko2.com/Editorial/document/pdf/circulaire.pdf

Mais du passé faisons table rase ( © l'Internationale 1888), revenons au présent. Vous savez sûrement que des élections ont eu lieu le mois dernier à la CARPIMKO. Le dépouillement, effectué le 6 juillet, a donné les résultats suivants :

http://www.carpimko2.com/Editorial/document/pdf/CA_resultats_elections.pdf

Les orthophonistes ont donc un peu plus voté que la moyenne, mais le taux de participation n'est pas glorieux. Soit les auxiliaires médicaux ne se sentent pas concernés par leur avenir, soit ils sont pessimistes sur les marges de manœuvre de la CARPIMKO. Chez les orthophonistes, la FNO sort clairement gagnante face à la FOF, alors que les infirmiers et les kinésithérapeutes ont encore montré leurs divisions et publié des communiqués rageurs. La FNI, dont est issu le président actuel de la caisse, Pascal Leblanc, est battue.

Le bureau de la CARPIMKO sera renouvelé jeudi. La FNO soutient sa candidate à la présidence, Mme Marie-Anne François. Vous trouverez sa déclaration de candidature sur le site de la fédération :

http://www.fno.fr/page-daccueil/declaration-de-candidature-de-mme-marie-anne-francois-a-la-presidence-de-la-carpimko/

Elle revient sur la réforme du régime de base en maintenant les revendications de l'ancienne équipe : les auxiliaires médicaux ont été lésés par la CNAVPL, il faut que cela cesse. Mais il n'est plus question de la (difficile) sortie de ladite CNAVPL, que souhaite le président actuel. Il est certain que si nous ne revendiquons plus cette sortie, nous ne l'obtiendrons jamais.

Mme François réclame aussi le maintien de l'indépendance du régime complémentaire, géré directement par la CARPIMKO (contrairement au régime de base géré avec les autres professions libérales dans la CNAVPL). Mais avec une cotisation forfaitaire passée de 992 à 1376 € depuis 2008, peut-on dire que ce régime se porte bien? Cela représente une hausse de 39% ! Sur la même période, L'AMO a pris péniblement 4%.

Autre point qui nécessiterait des éclaircissements : comme dans les tracts de la FNO d'avant les élections, Mme François propose de nouvelles dépenses, notamment sur le régime invalidité-décès. Mais quid du financement ? Nouvelles ponctions ? Nouveau découragement de ceux qui travaillent beaucoup, avec l'instauration d'une énième cotisation proportionnelle aux revenus ? Je ne trouve pas l'information pour l'instant.

Quoi qu'il en soit, le vœu de Mme François qui consiste à nous réconcilier avec la retraite par répartition n'est pas près d'être exaucé. Il suffit d'examiner de près l'évolution de la CARPIMKO depuis un quart de siècle pour comprendre que les actifs actuels sont de plus en plus ponctionnés pour financer les jours heureux d'une génération qui aura su s'octroyer des conditions privilégiées (retraite à 60 ans, pensions plus élevées) mais éphémères.

mardi 16 juillet 2013

Actions : où, quand, comment ?






Les Français détenteurs d'actions s'avèrent rares : ce domaine fait peur, d'autant que l'actionnaire souffre d'une image désastreuse dans notre pays. Pourtant, ce placement constitue un moyen de financer l'économie directement. Ceux qui n'ont pas de préjugé, mais n'ont jamais rien compris aux actions, trouveront ici 13 minutes salvatrices issues de l'excellente émission de Marc Fiorentino :

http://www.bfmtv.com/video/bfmbusiness/cest-argent/marc-fiorentino-c-est-argent-28-juin-4-5-133868/


Vous aurez noté que les personnes invitées conseillent plutôt l'achat d'OPCVM que d'actions en direct, pour accéder à la compétence de gestionnaires professionnels.

En corollaire, voici un comparatif entre le compte-titres et le PEA (plus restrictif mais moins matraqué par le fisc) :

http://votreargent.lexpress.fr/publi/pea-ou-compte-titres-quel-support-choisir-pour-vos-valeurs-mobilieres_325038.html?xtor=EPR-55-[MVVA_Patrimoine]-20130716--16828677%40252539726-20130716104155

Comme le disent les invités de Marc Fiorentino, avec les nouvelles conditions fiscales, on peut se demander qui a encore intérêt à avoir un compte-titres. L'Etat l'a tuer ;-)
On peut tout de même ruser et miser dans un PEA sur des trackers (produits qui suivent fidèlement un indice boursier) ou des entreprises européennes très exposées sur l'Amérique, l'Afrique ou l'Asie. Vous trouverez ici une liste de trackers éligibles au PEA :

http://www.investisseur-particulier.fr/les-principaux-trackers-eligibles-au-pea


lundi 24 juin 2013

CARPIMKO : du nouveau




Nous avons jusqu'à demain pour renvoyer notre bulletin de vote à la CARPIMKO. J'ai déjà eu l'occasion d'en parler récemment, en souriant des bulletins finalement très similaires des deux syndicats d'orthophonistes (dont l'un a tout de même plus de poids que l'autre).

Vous trouverez un PDF très intéressant de la FNI sur cette élection et les enjeux actuels autour de la CARPIMKO :
http://www.fni.fr/wp-content/uploads/2013/06/sp%C3%A9cial-CARPIMKO.pdf

Je vous recommande notamment les interviews de deux directeurs de la CARPIMKO : une ancienne, Françoise Devaud, et l'actuel, Pascal Leblanc, qui a démissionné du bureau de la CNAVPL (caisse de retraite de la plupart des professions libérales) dans les conditions que l'on sait. Il revient d'ailleurs sur cet épisode et sur l'éventualité de nous faire quitter la CNAVPL pour échapper aux compensations que nous versons aux autres professions. C'est malheureusement peu probable, parce qu'il faudrait un vote du Parlement. On aurait donc pu craindre que les auxiliaires médicaux restent les dindons de la farce de la réforme de leur régime de base.

Mais la FNO est aussi revenue hier sur les événements en cours :
http://www.fno.fr/actualites/elections-carpimko-votez-fno-avant-le-26-juin/

Outre l'appel au vote pour ses deux représentant-e-s ;-) elle nous apprend que la majorité des autres caisses de retraites membres de la CNAVPL a accepté la plupart des revendications de la CARPIMKO. Si c'est entériné jeudi, l'augmentation de la cotisation au régime de base sera moins douloureuse que prévu pour la plupart des auxiliaires médicaux.

Mais comme d'habitude avec la retraite, un train de réformes peut en cacher un autre. Dans le même texte, la FNO nous rappelle que les deux autres régimes de retraite sont maintenant dans le collimateur de la Cour des comptes. Il y a de quoi avoir le tournis : de réformes catastrophiques en augmentations démentielles des cotisations, ce système apporte sans cesse de l'eau au moulin des tenants de la retraite par capitalisation, qu'il voue pourtant aux gémonies au nom de grands principes. Vue de l'extérieur, son instabilité confine au ridicule.

vendredi 7 juin 2013

Les élections à la CARPIMKO


La FFMKR a construit un site dédié :
http://vote.carpimko.ffmkr.org/crbst_0.html

Très intéressant, d'autant que ça ne concerne pas que les kinés.

Vous avez probablement reçu le tract électoral de la FNO. Elle réclame des dépenses sans dire à qui elle prendra l'argent. Evidemment, elle termine en mettant en avant l'EQUITE et la SOLIDARITE (en majuscules), deux mots sans lesquels un programme électoral de 2013 ne serait rien, mais qui signifient immanquablement "Déshabiller Monsieur Classe-moyenne-supérieure pour habiller Monsieur Défavorisé". In fine, ce discours ambiant aboutit à ce que les milieux défavorisés soient systématiquement issus des classes moyennes supérieures, paradoxalement. La rancœur des médecins qui cherchent à s'affranchir de leurs caisses de sécurité sociale et de retraite n'y est sûrement pas étrangère.

Quant à la FOF, elle revendique l'abrogation du décret de 2008 qui avait sabordé le régime des praticiens conventionnés, sans oublier... un régime de retraite équitable et solidaire.

Nous devons donc choisir entre les majuscules et le gras. On peut aussi voter blanc, puisque dans les faits le choix n'existe pas.

lundi 3 juin 2013

Le congrès de la FNO



La FNO-seul-syndicat-représentatif-de-la-profession-d'orthophoniste (locution aussi invasive qu'une publicité pour Carglass), se prépare à tenir son 26ème congrès à Saint-Malo, de jeudi à samedi. Il ne s'agit pas d'un congrès scientifique, mais d'un congrès fédéral, dont vous trouverez le dossier de presse ici :

http://www.fno.fr/wp-content/uploads/2013/05/201306_dp_sm.pdf

"Du passé faisons table rase" : cet extrait de l'Internationale semble être le slogan de cet événement, concernant la partie focalisée sur la fédération elle-même. Sa présidente, Madame Denni-Krichel, va quitter ses fonctions après trois mandats. Elle n'est pas la seule : 2/3 des membres du bureau fédéral ne souhaitent pas continuer ! Reste à savoir si le tiers restant trouvera grâce aux yeux des congressistes. Le dossier de presse parle d'un bureau "profondément renouvelé". Reste à savoir si la nouveauté constituera un avantage ou un handicap. Les mois à venir seront probablement intéressants.

En tout cas, nous allons être privés de l'expérience de plusieurs membres chevronnés. Saluons les avancées majeures du dernier mandat : le master bien sûr, mais aussi +4% sur l'AMO, le reste de l'avenant n°13 (prévention, aides à l'installation dans les déserts orthophoniques), ou encore la participation des caisses au financement de nos retraites (ASV, voir mon post de juillet 2011).

Les débutants du nouveau bureau ne seront pas complètement libres de leurs agissements : un cadre lui sera imposé. Ce texte, qui établit les grandes lignes des trois ans à venir, s'appelle "le texte d'orientation". Après plusieurs mois de remaniements et de navettes entre Paris et les syndicats régionaux, il sera voté cette semaine au congrès. Chaque adhérent l'a reçu, pour être en mesure de le lire et de le voter ou non lors de l'assemblée générale de son syndicat régional.

D'emblée, la version actuelle du texte donne le ton : s'il est voté, la FNO cherchera à utiliser le fait que nos jeunes collègues accèdent au master (pas nous pour l'instant) pour augmenter l'autonomie de la profession. Le mot "autonomie" est utilisé 8 fois ; "auxiliaires médicaux" : 1 fois, et encore, en parlant des autres professions ; "médecin" ou "prescripteur" : 0. C'est probablement significatif. Page 11, le texte parle d'une "autonomie professionnelle responsable et assumée en matière de prévention, de diagnostic orthophonique, de pronostic, de traitement, d’expertise et d’éducation thérapeutique". Pour y parvenir, la FNO demandera "une modification de la rédaction de la loi 64-699 du 10 juillet 1964, réglementant la profession d’orthophoniste".

Ces termes restent suffisamment flous pour laisser une latitude de négociation au prochain bureau. Est-ce que les caisses et les médecins nous accorderont cette autonomie accrue, dans leur grande mansuétude ? Et quelle autonomie ? Suppression de la demande d'accord préalable ? Suppression du compte rendu de bilan ? Suppression de la prescription, carrément ? Apparemment, le master des jeunes (en p.24, la FNO vise même le doctorat) donne des ailes aux futurs dirigeants syndicaux. Des ailes d'A380, ou des ailes de cire ? Espérons qu'ils ne se transformeront pas en continuateurs d'Icare, parce qu'ils nous entraîneraient dans leur noyade.

Le texte déroule d'autres objectifs louables, comme "fédérer les orthophonistes autour de valeurs communes" ou "Accompagner l’évolution de la recherche en science clinique orthophonique en lien avec la pratique de la discipline et l’évolution de la clinique orthophonique". On ne peut qu'être d'accord avec ces objectifs louables. Il y manque tout de même "Eradiquer la faim dans le monde" ;-) Mais il est effectivement possible que le master permette à la recherche en orthophonie d'évoluer et que la FNO ait son mot à dire dans ce domaine. Le texte d'orientation contient aussi tout un passage sur la prévention, voie d'avenir depuis 50 ans.

Plus concrètement, le futur bureau cherchera à créer une "association francophone pour une représentation européenne et internationale des orthophonistes et logopèdes", parallèlement au CPLOL. "Il est nécessaire de travailler à l’harmonisation des formations et des pratiques au sein des pays francophones." Une harmonisation des cursus universitaires serait un progrès. Le numerus clausus français, par exemple, n'a plus aucune réalité concrète, quand tant de logopèdes français redécouvrent chaque année les attraits de la Mère-Patrie. Reste à voir si la nouvelle association fera entrer ce problème précis dans ses prérogatives.

Après ces huit paragraphes, je vois d'ici certains d'entre vous qui se rappellent le thème principal de ce blog et commencent à se demander si je vais finir par évoquer le nerf de la guerre. Malheureusement, l'AMO est cité une seule fois dans le texte d'orientation ! Dans une parenthèse, de surcroît... Rassurez-vous, "La FNO accompagnera la mise en œuvre d’autres modes de rémunération, en particulier dans le champ de la santé publique, lorsque ceux-ci ne viennent pas se substituer à la règle générale du paiement à l’acte." Donc le plus important (le tarif dudit paiement à l'acte) restera un sujet mineur, et réciproquement.

Terminons avec notre avenir à tous : la CARPIMKO. Dans ce domaine, le texte de la FNO revendique le maintien d'avantages sociaux comme la retraite à taux plein à 65 ans, malgré l'allongement de l'espérance de vie ; ou encore la réduction des pénalités pour ceux qui n'auront pas cotisé assez longtemps. D'autres prestations inédites seront revendiquées concernant le régime invalidé-décès. Comment financer tout ceci ? Mystère. Mais ce n'est pas grave, puisque ce sera "juste et équitable". Comme d'habitude, il suffira de puiser dans la poche de ceux qui travaillent beaucoup, puisqu'il est normal qu'ils se montrent solidaires envers ceux qui gagnent moins. On retrouve là une rhétorique et une terminologie politiquement connotées, qui ne sont pas sans rappeler le document d'orientation du 50ème congrès de la CGT. A la FNO comme dans les syndicats d'inspiration marxiste, un barbier rase gratis (version épicène chère aux influent-e-s FEMEN-e-s de la FNO : un-e esthéticien-ne épile gratis).


Souhaitons un franc succès à la nouvelle équipe, puique ce serait aussi le nôtre. Et bon congrès à tous ceux qui s'y rendront cette semaine.

lundi 29 avril 2013

La CARPIMKO organise un débat participatif






Vous vous souvenez peut-être des fameux débats participatifs de Ségolène Royal pendant la campagne présidentielle de 2007. Gageons que c'est essentiellement grâce à ces réunions captivantes qu'elle a rencontré le succès que l'on ... euh pardon, j'étais parti dans la Quatrième Dimension. Quoi qu'il en soit, la CARPIMKO reprend ce concept et y ajoute une touche de modernité : la Toile.

Le 30 janvier, j'écrivais ici que le président de la CARPIMKO cherchait à nous faire quitter la CNAVPL et que toutes ces grandes manœuvres s'effectuaient dans un silence absolu. Il semble donc que la CARPIMKO ait changé son fusil d'épaule, puisqu'elle a créé ce site :

http://conseilcarpimko.com/

Elle nous a même écrit la semaine dernière pour nous inciter à nous y rendre. Manifestement, elle a encore les moyens de s'offrir un mailing papier et la construction d'un site à part.

Cette fois, la CARPIMKO ne propose plus de quitter la CNAVPL, mais de faire baisser les cotisations d'une "majorité des affiliés". Pour les autres, elle propose donc une taxation supplémentaire, dans un souci d'équité... Reste à savoir à partir de quel revenu elle voudrait surtaxer ses affiliés. J'ai mis un message en ce sens sur le site il y a quelques heures, nous verrons si les modérateurs le laissent passer.

Un autre point peut laisser pantois : la CARPIMKO s'arc-boute sur l'indexation des pensions de retraite sur l'inflation, alors que nos tarifs conventionnels en sont décrochés depuis 30 ans. L'effort n'est pas partagé entre les générations. Vivement la retraite, que nous soyons enfin à l'abri de l'inflation !

En attendant, ne boudons pas notre plaisir, mettons notre grain de sel dans ce débat participatif avec un désir d'avenir chevillé au corps ;-)

mercredi 10 avril 2013

Des conseils pour remplir la 2042




Nous venons de passer un temps précieux à façonner notre 2035, voire notre 2036 pour certains. Ce sont maintenant des œuvres abouties, résultats de longues heures où nous avons sué sang et eau. Leur sobriété et leur exactitude nous émeuvent.

A présent, nous devons nous pencher sur le second volet de notre diptyque annuel : la 2042. Pour nous y aider, la revue Mieux Vivre Votre Argent vient de publier un dossier dont je vous conseille la lecture :

http://votreargent.lexpress.fr/impot-sur-le-revenu/conseils-pour-remplir-sa-declaration-d-impots_292687.html

mercredi 30 janvier 2013

La CARPIMKO se rebiffe


Un film à suspense se déroule sans grand public dans le microcosme des caisses de retraite. Au premier plan (ci-dessus) et dans le premier rôle, on trouve Pascal Leblanc, infirmier, syndicaliste FNI et président de notre chère CARPIMKO. Vous recevez ses éditoriaux, généralement enflammés, dans les bulletins de la caisse.

Vous vous souvenez peut-être qu'en octobre, la CARPIMKO s'était insurgée contre la énième hausse sidérante de notre cotisation au régime de base. Cette mesure avait été votée par la CNAVPL, caisse de retraite des professions libérales dont dépend la CARPIMKO. J'en avais parlé ici :

http://orthophonie-et-patrimoine.blogspot.fr/2012/10/carpimko-17-sans-nouveaux-droits.html

Cette affaire avait donc été rendue publique. D'après le site Objectif Kiné, certains représentants des autres professions libérales (médecins, pharmaciens, vétérinaires, notaires et experts-comptables) n'ont pas supporté cette médiatisation. Ils ont mis Pascal Leblanc au banc des accusés et lui ont demandé de démissionner discrètement de son poste à la CNAVPL. Pour mieux l'éjecter, ils ont menacé de ne pas voter les budgets techniques le 13 décembre, ce qui aurait bloqué le fonctionnement de la CNAVPL et aurait abouti à la nomination en urgence d'un administrateur de l'Etat. L'autonomie relative de la CNAVPL, chère à ses administrateurs, aurait disparu.

Pascal Leblanc a donc obtempéré. Il a déclaré dans Kiné Actualité qu'il avait pris une décision "sage et équitable". Quelques jours plus tard, le conseil d'administration de la CARPIMKO a décidé d'entamer des démarches visant à quitter la CNAVPL ! Reste à savoir s'il s'agit d'esbroufe ou d'une réelle possibilité. Ensuite, il faudra aussi connaître les conséquences : réduction de nos cotisations au régime de base ? Augmentation des retraites des anciens paramédicaux ? Statu quo ?

Rien ne filtre sur ces points : la CARPIMKO et la CNAVPL restent aussi muettes qu'un général français au Mali. Vous pouvez lire la page "actualités" de leurs sites, vous aurez l'impression de lire les dépêches de l'agence Chine Nouvelle au moment du printemps de Pékin. Rien non plus sur le site ou les groupes Facebook de la FNO, comme si c'était un non-événement. Notre retrait éventuel de la CNAVPL aurait pourtant des conséquences non négligeables, peut-être même plus importantes pour les orthophonistes libéraux que l'obtention du master qui focalise toute l'attention depuis vendredi.

mardi 29 janvier 2013

Les fonds euro-pierre



J'ai souvent parlé ici d'assurance-vie, puisque devant les faiblesses de la CARPIMKO, nous sommes contraints d'envisager la retraite par capitalisation.

Pour bien des gens, assurance-vie = fonds en euros, plus sûrs que les fonds en actions ou en obligations. Malheureusement, le rendement des fonds en euros fond comme neige au soleil : il se place maintenant à 2,8% en moyenne. Quand on voit ce que les fonds en francs rapportaient dans les années 90, on pleure. Certains atteignaient 10% par an ! Et pourtant, l'inflation n'était pas démentielle.

A 2,8%, nous restons au-dessus de l'inflation et du livret A. C'est heureux. Mais de là à constituer un capital suffisant pour obtenir une retraite décente, il y a une marge. Alors que faire ? Placer des fonds en actions dans son assurance-vie ? Comme je l'ai écrit ici récemment, beaucoup d'opérateurs pensent que 2013 sera une bonne année en bourse. Mais bon nombre d'épargnants ne veulent plus entendre parler des actions après les krachs de 2001 et 2008. En outre, les médias leur ont mis dans la tête que c'était un placement immoral. On peut aussi ajouter que le consensus général se trompe souvent et que la hausse de 2013 n'est pas certaine.

Partant de ce constat, les financiers, qui ne sont jamais à court d'idées, ont inventé une forme hybride de fonds en euros qui s'appuie sur le rendement de l'immobilier d'entreprise, meilleur que celui des logements. Ils investissent donc dans des SCPI, des OPCI et des SCI. L'un de ces fonds a rapporté 4,15% l'an dernier.

Gageons qu'une dose d'immobilier effraiera moins les épargnants que l'épouvantail boursier. Espérons simplement que la santé économique du pays permettra à l'immobilier d'entreprise de rester aussi rentable qu'actuellement. On nous annonce une renaissance économique des pays du sud de l'Europe, mais nous sommes loin d'avoir subi les mêmes réformes drastiques qu'eux.


Pour plus de détails, cliquez ici.

vendredi 11 janvier 2013

Bourse : retour de l'optimisme ?




D'après ce que je lis, écoute et regarde depuis quelques semaines, l'épargne ne sera pas à la fête cette année, comme le reste de l'économie :
  • Le livret A devrait baisser le 1er février. Tous les livrets sont en berne, hors promotion limitée dans le temps.
  • Les SICAV monétaires, si attirantes il y a 20 ans, sont inutiles depuis plusieurs années.
  • L'or se calme.
  • Les obligations ne sont plus ce qu'elles étaient il y a quelques mois.
  • L'immobilier est soit grippé par des vendeurs qui se croient en 2006, soit en plongée (notamment dans nos belles provinces). De toute manière les banques n'osent plus prêter.
Dans ce contexte, que reste-t-il ? la bourse, bien sûr, pour le rendement de certaines actions et pour les perspectives de hausse générale. On pourrait penser qu'investir dans les entreprises serait très risqué, en pleine crise. Mais décentrons-nous de notre situation franco-française et lisons ce texte, par exemple :

http://www.atlantico.fr/decryptage/apres-5-ans-crise-actions-sont-elles-toujours-piege-eviter-michel-garibal-602647.html

La revue Investir joue aussi la même musique. Attention tout de même à deux choses, outre le risque intrinsèque de ce type de placement :
  • Il se pourrait que la situation exceptionnellement (artificiellement ?) favorable aux actions se retourne subitement. Certains prédisent déjà une explosion de bulle boursière à moyen terme et un effondrement économique dû à l'actuel quantitative easing forcené. Il faudra donc surveiller tout cela de près, ce qui n'est pas un problème, tant c'est intéressant pour comprendre le système dans lequel nous vivons.
  •  L'actionnaire étant par définition un méchant profiteur, le gouvernement a énormément alourdi la fiscalité des plus-values et des dividendes. Mais on peut encore protéger ses gains dans un PEA (avec des actions européennes) ou une assurance-vie (avec des SICAV ou FCP en tous genres). J'avais expliqué ces choses-là en 2010 : http://orthophonie-et-patrimoine.blogspot.fr/2010/02/vive-le-risque-3.html

jeudi 10 janvier 2013

Simulez !



Malheureusement, ce blog n'est pas encore une annexe de l'excellent Joueur du Grenier.

Mais j'ai un nouveau tableau à vous proposer : appelons-le "LOAN SIMULATOR", pour suivre la mode des simulateurs allemands grandiloquents. Ce tableau Excel, fabriqué par c.m, membre éminente d'Orthogestion, vous rendra forcément service un jour. Il propose 3 possibilités :

1) Calculer ce qu'on rembourse avec un emprunt donné
2) Calculer ce qu'on peut emprunter avec une mensualité donnée
3) Ce que rapporte un placement

Vous le trouverez ici :

http://dl.free.fr/getfile.pl?file=/wUxSZqaq

EDIT : J'y ai ajouté une feuille qui donne un tableau d'amortissement, pour connaître les masses d'intérêts payées et le capital restant dû à une date précise. Je la publie avec l'accord de Cécile, à l'adresse suivante :

http://dl.free.fr/vJwC5I3vb

mardi 8 janvier 2013

Renégocier son crédit immobilier



Le mois dernier, les taux des prêts immobiliers sont descendus à 3,23% de moyenne, selon l'observatoire Crédit Logement / CSA. C'est le niveau le plus bas depuis 1945 ! Le plancher de 2010 est enfoncé. Les médias ont d'ailleurs largement relayé cette nouvelle, qui peut paraître excellente mais qui reflète l'intensité de la crise. A quelque chose malheur est bon...

Le nombre de crédits accordés ne profite pas de ces conditions paradisiaques : les banques persistent à ne pas faire confiance à leurs clients. La durée moyenne des prêts baisse aussi (17 ans et 4 mois), ce qui est un autre signe de frilosité.

Malgré tout, certains pourront peut-être profiter de ces temps exceptionnels pour renégocier leur(s) prêt(s) immobilier(s). Avec un taux plus bas, ils pourront abaisser la mensualité ou raccourcir la durée de l'emprunt. C'est aussi l'idée de Mieux Vivre Votre Argent, qui vient de publier un dossier intéressant et simple d'accès sur ce sujet (cliquez ici). A lire d'urgence, avant que ça remonte !

Vous trouverez ici un simulateur de rachat :
 http://www.cyberpret.com/rachat-pret-immobilier.html#mark1

(merci à Ortholuz d'Orthogestion)

vendredi 4 janvier 2013

La loi Duflot






Depuis un quart de siècle, la France n'a pas cessé de mettre en place des lois défiscalisantes pour tenter de stimuler le bâtiment. Chaque dispositif fut éphémère. Nous sommes arrivés à une longue liste de personnalités de droite et de gauche, qui rend risible la lecture de la déclaration 2044 :

- loi Méhaignerie
- loi Méhaignerie-Quilès
- loi Périssol
- loi Besson
- loi Robien
- loi Borloo
- loi Scellier
- loi Duflot

Qui eût cru que l'ancienne patronne des Verts aurait accolé son nom avec une loi destinée à faire couler le béton ?

J'ai déjà expliqué le principe de la loi Scellier dans une série de posts qui commençait ici. L'esprit de la loi Duflot reste proche. Voici la liste des changements :
  • La réduction d'impôt passe à 18% du prix d'achat, dans la limite de 300 000 euros et de 5500 euros par mètre carré. 
  • Les logements éligibles ne se trouveront qu'en Ile de France et dans les grandes agglomérations (zones A et B1).
  • Le loyer devra être de 20% inférieur aux prix du marché.
  • Le revenu du locataire devra être plus bas que celui de la loi Scellier, pour exclure les gens aisés.
Bien entendu, on ne devrait pas tarder à voir éclore des SCPI Duflot, avec les avantages et les inconvénients habituels des SCPI défiscalisantes.

Pour plus de détails chiffrés, je vous conseille cette saine lecture.

Je reste tout de même mitigé sur l'intérêt de ce type de placement défiscalisant, comme je l'expliquais ici.

jeudi 3 janvier 2013

Et avec ça, qu'est-ce que je vous mets ?

Je commencerai l'année traditionnellement, en vous souhaitant toute la réussite privée et professionnelle que vous méritez.

L'URSSAF, elle, a tenu à nous souhaiter une mauvaise année 2013 en nous envoyant sa notification où la CFP augmente de 72% !?!
Rappelons que l'inflation tourne autour de 2%... Pour mémoire, j'avais expliqué ce qu'était la CFP dans ce post. L'Etat justifie cette augmentation sidérante en disant que cela rapproche notre cotisation de celle des artisans (voir ici). Le raisonnement est intéressant : dès qu'on trouve quelqu'un qui est plus taxé que soi, il est logique de s'aligner sur lui. Chacun devrait donc payer les mêmes impôts que Mme Bettencourt.

Ce petit coup de massue suit ceux de la CARPIMKO : quasi-destruction du régime des praticiens conventionnés en 2008, augmentation silencieuse mais énorme de la cotisation du régime complémentaire, augmentation non moins énorme de celle du régime de base (voir ici).

Ajoutons l'invention de la cotisation pour financer les URPS, l'an dernier, ou encore la réforme du quotient familial qui s'en prend aux enfants des classes moyennes. En attendant l'éventuelle fusion de la CSG et de l'impôt sur le revenu, qui revient dans le débat au sein de la majorité.

Haut les coeurs ! Si tout ceci permet au système de survivre et surtout de s'améliorer, nous pourrons être fiers d'y avoir contribué, même à l'insu de notre plein gré.