Venez discuter sur le FORUM ORTHOGESTION

mardi 23 juillet 2013

CARPIMKO : tout comprendre sur l'augmentation



Vous avez sûrement remarqué sur votre cotisation CARPIMKO augmentait en 2013, à revenu constant. Le festival des hausses continue. J'avais déjà fait un point en 2008 sur l'évolution des cotisations depuis 1990 :

http://orthophonie-et-patrimoine.blogspot.fr/2008/08/dossier-retraite-4-la-comparaison-qui.html

Par la suite, le régime des praticiens conventionnés a explosé en vol : hausse vertigineuse de la cotisation et baisse non moins sidérante des droits engrangés. Ces dernières années, c'est le régime complémentaire qui a vu sa cotisation forfaitaire dérailler dans un silence assourdissant. Le régime de base se devait de rester dans cette course à la hausse. C'est chose faite. Mais on ne peut pas en blâmer directement la CARPIMKO, comme elle l'explique simplement dans ce PDF :

http://www.carpimko2.com/Editorial/document/pdf/circulaire.pdf

Mais du passé faisons table rase ( © l'Internationale 1888), revenons au présent. Vous savez sûrement que des élections ont eu lieu le mois dernier à la CARPIMKO. Le dépouillement, effectué le 6 juillet, a donné les résultats suivants :

http://www.carpimko2.com/Editorial/document/pdf/CA_resultats_elections.pdf

Les orthophonistes ont donc un peu plus voté que la moyenne, mais le taux de participation n'est pas glorieux. Soit les auxiliaires médicaux ne se sentent pas concernés par leur avenir, soit ils sont pessimistes sur les marges de manœuvre de la CARPIMKO. Chez les orthophonistes, la FNO sort clairement gagnante face à la FOF, alors que les infirmiers et les kinésithérapeutes ont encore montré leurs divisions et publié des communiqués rageurs. La FNI, dont est issu le président actuel de la caisse, Pascal Leblanc, est battue.

Le bureau de la CARPIMKO sera renouvelé jeudi. La FNO soutient sa candidate à la présidence, Mme Marie-Anne François. Vous trouverez sa déclaration de candidature sur le site de la fédération :

http://www.fno.fr/page-daccueil/declaration-de-candidature-de-mme-marie-anne-francois-a-la-presidence-de-la-carpimko/

Elle revient sur la réforme du régime de base en maintenant les revendications de l'ancienne équipe : les auxiliaires médicaux ont été lésés par la CNAVPL, il faut que cela cesse. Mais il n'est plus question de la (difficile) sortie de ladite CNAVPL, que souhaite le président actuel. Il est certain que si nous ne revendiquons plus cette sortie, nous ne l'obtiendrons jamais.

Mme François réclame aussi le maintien de l'indépendance du régime complémentaire, géré directement par la CARPIMKO (contrairement au régime de base géré avec les autres professions libérales dans la CNAVPL). Mais avec une cotisation forfaitaire passée de 992 à 1376 € depuis 2008, peut-on dire que ce régime se porte bien? Cela représente une hausse de 39% ! Sur la même période, L'AMO a pris péniblement 4%.

Autre point qui nécessiterait des éclaircissements : comme dans les tracts de la FNO d'avant les élections, Mme François propose de nouvelles dépenses, notamment sur le régime invalidité-décès. Mais quid du financement ? Nouvelles ponctions ? Nouveau découragement de ceux qui travaillent beaucoup, avec l'instauration d'une énième cotisation proportionnelle aux revenus ? Je ne trouve pas l'information pour l'instant.

Quoi qu'il en soit, le vœu de Mme François qui consiste à nous réconcilier avec la retraite par répartition n'est pas près d'être exaucé. Il suffit d'examiner de près l'évolution de la CARPIMKO depuis un quart de siècle pour comprendre que les actifs actuels sont de plus en plus ponctionnés pour financer les jours heureux d'une génération qui aura su s'octroyer des conditions privilégiées (retraite à 60 ans, pensions plus élevées) mais éphémères.

mardi 16 juillet 2013

Actions : où, quand, comment ?






Les Français détenteurs d'actions s'avèrent rares : ce domaine fait peur, d'autant que l'actionnaire souffre d'une image désastreuse dans notre pays. Pourtant, ce placement constitue un moyen de financer l'économie directement. Ceux qui n'ont pas de préjugé, mais n'ont jamais rien compris aux actions, trouveront ici 13 minutes salvatrices issues de l'excellente émission de Marc Fiorentino :

http://www.bfmtv.com/video/bfmbusiness/cest-argent/marc-fiorentino-c-est-argent-28-juin-4-5-133868/


Vous aurez noté que les personnes invitées conseillent plutôt l'achat d'OPCVM que d'actions en direct, pour accéder à la compétence de gestionnaires professionnels.

En corollaire, voici un comparatif entre le compte-titres et le PEA (plus restrictif mais moins matraqué par le fisc) :

http://votreargent.lexpress.fr/publi/pea-ou-compte-titres-quel-support-choisir-pour-vos-valeurs-mobilieres_325038.html?xtor=EPR-55-[MVVA_Patrimoine]-20130716--16828677%40252539726-20130716104155

Comme le disent les invités de Marc Fiorentino, avec les nouvelles conditions fiscales, on peut se demander qui a encore intérêt à avoir un compte-titres. L'Etat l'a tuer ;-)
On peut tout de même ruser et miser dans un PEA sur des trackers (produits qui suivent fidèlement un indice boursier) ou des entreprises européennes très exposées sur l'Amérique, l'Afrique ou l'Asie. Vous trouverez ici une liste de trackers éligibles au PEA :

http://www.investisseur-particulier.fr/les-principaux-trackers-eligibles-au-pea