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jeudi 21 novembre 2013

Pauvres de nous !



Le mois dernier, je vous disais que pour l'Assemblée des Communautés de France, nous étions riches. Apparemment, les choses se sont mal passées depuis, parce que pour la FNO, nous sommes pauvres. Elle vient de publier le communiqué de presse suivant :

"Projet de loi sur la retraite : La FNO exige le RETRAIT de l'ARTICLE 32 !

LE GOUVERNEMENT RESTE SOURD AUX DEMANDES LÉGITIMES DES ORTHOPHONISTES !


Après le rejet de l’ensemble du projet de loi par le Sénat, le texte sera réexaminé à l’Assemblée Nationale à partir du 19 novembre 2013.
La Fédération Nationale des Orthophonistes ne cesse d’attirer l’attention sur la rédaction de l’article 32, véritable mainmise du gouvernement sur la CNAVPL et les caisses de retraite qui la composent.
Le gouvernement justifie la raison de cet article sous couvert d’amélioration de la gestion de la caisse de retraite des professionnels libéraux et de service rendu aux affiliés. Or, ce modèle de gestion a déjà démontré ses limites dans d’autres systèmes de retraite.
La Fédération Nationale des Orthophonistes s’élève contre cet article qui a pour seul but inavouable de faire main basse sur les réserves des régimes complémentaires.
Ces réserves ont pourtant été constituées grâce aux efforts financiers des affiliés aux seules fins de préserver le niveau des pensions de tous les retraités de la CARPIMKO, d’en assurer le paiement pérenne tout en maintenant un niveau de cotisations acceptable.
La mise en application de l’article 32 entrainera le déséquilibre de notre régime complémentaire et conduira donc inéluctablement à la baisse des prestations et à l’augmentation des cotisations.
La Fédération Nationale des Orthophonistes, relayée par ses syndicaux régionaux et l’ensemble des professionnels, reste mobilisée et alerte l’ensemble des députés sur la rédaction de l’article 32 d’un projet de loi censé garantir « l’avenir et la justice du système de retraites ».
La Fédération Nationale des Orthophonistes compte sur leur conception plus juste de la notion d’équité et de solidarité, préservant ainsi les intérêts d’une majorité de professionnels dont les revenus ne permettent pas de construire des compléments de retraite hors du système par répartition.
"

Le gouvernement aurait donc une conception injuste de l'équité et de la solidarité. Voilà qui augure mal pour la réforme fiscale d'envergure qu'il nous annonce.

Si l'Etat vole les réserves du régime complémentaire de la CARPIMKO, les énormes augmentations de la cotisation forfaitaire que cette caisse nous a imposées profiteront à l'ensemble des retraités français. Ce sera une goutte d'eau dans un océan de déficits. A l'inverse, si l'article 32 est retiré, nos efforts serviront à prolonger le système actuel. Mais rien ne nous garantit qu'il survivra jusqu'à nos 70 ans. Quand on voit ce qui se passe sur le régime de base et le régime des praticiens conventionnés, il y a de quoi douter de la capacité de nos caisses autonomes à préparer nos vieux jours.

Plus que jamais, nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes. La FNO considère que nous sommes trop pauvres pour nous tourner vers la retraite par capitalisation. Mais si la CARPIMKO n'était pas déjà si étouffante, nous aurions des marges de manœuvre. D'autre part, en élevant notre temps de travail et en allant vers autre chose que les fonds en euros des assurances-vie qui ne rapportent plus, nous pouvons encore nous prémunir de l'impéritie d'un système qui se débat dans ses miasmes depuis des lustres (voir ici).